Thèmes au long cours


Les thèmes en cours


EXPRESSION CORPORELLE – ARTS VIVANTS

Magali S.
Magali S.

Thème en cours depuis octobre 2013.

Le corps mis en scène : théâtre de rue ou théâtre de plateau, danse, yoga, art circassien, mime… Certaines activités placent le corps dans une situation d’expression où ce corps s’évade de ses postures habituelles.

Pour celui qui le regarde, il propose de « donner à voir » une autre expression du corps. Donner à voir la beauté d’un geste, d’un moment de force ou de fragilité, de sérénité ou de violence, de liberté ou d’harmonie. Donner à voir une expression du visage, une tension musculaire, une fixité parfaite ou la fluidité d’un mouvement.
Entre posture et mouvement, difficile challenge que de saisir alors ces moments fugaces.

Ce thème a déjà donné à plusieurs expos.
Pour voir la liste de nos expos : c’est ici.

 

STREET PHOTOGRAPHY

Pascale D.
Pascale D.

Thème en cours depuis avril 2010 (… mais peut-il avoir une fin ?)

L’un de nos premiers sujets était tourné vers les traces du Bordeaux industriel du début du vingtième siècle.
Le thème actuel est au contraire au cœur de la vie bordelaise d’aujourd’hui.

Dès que les techniques l’ont permis, les photographes ont quitté leurs studios pour prendre des images dans la rue. Ils ont ainsi témoigné de la vie qui animait ces rues, avec esthétisme ou très crûment, avec gravité ou avec humour.

Street photography. Ce terme s’est imposé car les traductions en français en réduisent le sens. « Photo de rue » ? Non… Plutôt de la photo dans la rue. La rue n’y est que le décor d’instantanés capturés par les photographes. Moments d’émotion, témoignages de vie, instants graves ou légers.

Photographier dans la rue, pour le photographe, c’est à la fois participer activement à cette vie de la rue, et chercher à raconter avec respect une petite partie de notre société, de son activité, de son agitation, de ses codes et de ses modes.
Entre « heureux hasard » et « moment décisif », la street photography est un exercice difficile. En couleur ou en noir et blanc, s’appuyant sur l’impact visuel ou émotionnel des scènes captées, ce domaine de la photo demande une disponibilité particulière, une attention aux aguets … et une bonne part de chance.

Mais dans cet exercice particulièrement délicat, il y a un maître mot : le respect de ces personnes dont on capte quelques secondes de vie. On peut témoigner de leur empressement, de leurs attitudes, de leur travail ou de leurs moments de détente. Ils sont dans la rue, ils y sont exposés au regard de chacun. Le photographe ne saisit que ce qu’ils montrent publiquement d’eux-mêmes. Mais le photographe doit aussi y mettre une limite. Une limite à son regard et à sa démarche personnelle (une limite au voyeurisme, à la facilité, au sensationnel…).
Photographier quelqu’un dans la rue c’est tout d’abord ne pas gâcher cette rencontre fragile.

Ce thème a déjà donné lieu à plusieurs expos photo.
Pour voir la liste de nos expos : c’est ici.


Les thèmes aujourd’hui achevés


COULEURS

Thème traité de février 2011 à mars 2012.

Faire de la couleur un sujet à part entière.

Contrairement à ses débuts, la photographie en noir et blanc est aujourd’hui choisie. Elle introduit donc une distance abstraite volontaire avec la réalité. Elle focalise l’image sur l’impact graphique, sur les volumes ou les matières photographiées, sur des jeux de lumière, sur l’intensité d’un regard ou la beauté d’un corps. La couleur au contraire garde un lien direct avec la réalité. Lorsqu’un photographe décide d’en jouer, de tenter de l’apprivoiser, il introduit une composante émotionnelle bien réelle dans son image : le rouge, symbole de douleur ou de sensualité ; le bleu, apaisant ou sombre et intense ; l’orange, acide, violent, brûlant…
Même le noir et le blanc, redevenus couleurs à part entière, prennent alors une autre signification.

Nous avons pris le parti de choisir chacun une ou deux couleurs et de réaliser une série d’images sur ces couleurs. Mais il faut que la couleur traitée ne soit pas une simple dominante colorimétrique de l’image. Il faut qu’on puisse l’identifier comme étant l’un des sujets forts de l’image, immédiatement reconnaissable.

Ce thème a donné lieu à une expo photo sur le site de l'(ex) Université Bordeaux Segalen (aujourd’hui Collège des sciences de la santé de l’Université de Bordeaux), du 2 au 6 avril 2012.
Pour voir la liste de nos expos : c’est ici.
 

LES BASSINS A FLOTS DE BACALAN

Thème traité de mars 2009 à août 2010.

Notre premier sujet s’est tourné vers un quartier et un site visuel fort de Bordeaux : Bacalan et les bassins à flot.
Ce lieu est aujourd’hui une mémoire (presque) effacée.

Les bassins à flot de Bordeaux, ce sont deux plans d’eau sur 20 hectares, séparés d’un pertuis. Ces bassins sont des sites particulièrement marqués par l’histoire industrielle bordelaise du vingtième siècle, auxquels s’adosse le quartier Bacalan.
Aujourd’hui, ce sont des lieux en devenir, offerts à des projets d’aménagement immobilier ambitieux, mais défendus bec et ongles par les Bacalanais qui l’aiment d’un amour passionnel, s’y accrochent, refusant de voir détruite toute cette mémoire d’un quartier qui fut riche et bouillonnant, tout empli de son passé industriel, populaire et cosmopolite, plein de vie, résonnant de luttes syndicales tonitruantes, marqué lourdement à travers l’occupation allemande, puis lentement abandonné, vidé de son sang, en déshérence.

Nous avons entrepris de photographier le site pour raconter les dernières traces de son passé industriel. Ce quartier et ses bassins vont être profondément transformés par les projets d’urbanisme qui sont aujourd’hui en cours. Les pelleteuses ont déjà commencé leur travail, les nouveaux immeubles accourent à grands pas.

Ce thème a donné lieu à une expo photo au Garage Moderne, du 25 septembre au 1er octobre 2010.
Pour voir la liste de nos expos : c’est ici.